“G’day mate !”. L’aéoroport de Melbourne est plutôt frisquet et désert à cette heure tardive (23h30). Mais quel bonheur d’y être enfin ! Le passage de la douane ne pose pas de problèmes. Quelques mètres plus loin, un agent qui doit bien faire son mètre quatre-vingt dix nous demande si nous n’avons aucun produit interdit avec nous, rapport à l’hygiene. Je déclare sottement mon sac de chips et de bonbons, que le gars ne fouille même pas. Voilà, rien de plus. Ah ben si j’aurai su... Comme quoi, faut pas toujours croire Discovery Channel qui nous avait foutu un peu la trouille.

02 juin 2015

L’excitation est à son comble ! On fait 3 mètres à l’extérieur de l’aéroport, on s’extasie devant les bus qui ne ressemblent pas à ceux de Siem Reap (sic), la buée qui sort de notre bouche, la propreté et le distributeur de Coca où la petite bouteille coûte AUD4...

Un Mars acheté au distributeur, un chocolat chaud acheté au Blue Pumpkin local, et on tente un appel FaceTime avec la famille, sur le wifi gratuit. Puis on revient à la dure réalité du moment : trouver un endroit pour attendre jusqu’à demain 10h00 pour se rendre à l’hôtel, si possible un endroit où on pourra dormir. Un couloir me semble tout designé : moquetté, large, tranquille, avec d’autres “voyageurs en transit” à même le sol (ou “Cheap Charlies” en Thailandais). On fait pareil, mais avec 3 enfants, les sacs et les quelques vêtements d’été empilés sur nous, ça me rappelle plutôt les gitans de la station Saint-Michel à Paris. J’ai mis les baskets Adidas de Lalo bien en évidence, pour prouver qu’on a malgré tout les moyens. Cela dit, notre squatte se refroidit dramatiquement dans la nuit, ça caille, et les premiers voyageurs commencent à emprunter ce passage au petit matin. J’ai un peu de mal à me recoucher devant tous ces gens en costard-cravate qui passent à côté de nous, donc je traîne dans l’aéroport tel un SDF...

On fini par tous se réveillé, et on prend un taxi conduit par un indien (leur job attitré apparement), dont le coût au kilomètre allége notre porte-monnaie à chaque tour de roue. Groguis, on profite assez peu du paysage... Arrive enfin notre Best Western, loué pour 2 nuits. L’accueil très chaleureux compense avec la température, et notre chambre prête avant l’heure nous accueille les bras glacés, mais largement ouverts. La clim’ chauffante sera mise à rude épreuve... Pas tout récent cet hôtel, mais propre, avec 3 lits dans le salon qui réduisent quelques peu l’épanouissement physique de nos 3 bambins... Un mini-coin kitchenette nous permet de cuisiner un peu. Et je me marre encore en pensant au proprio très sympa qui, après lui avoir expliqué ce qu’on faisait au Cambodge, me demande si j’étais un “motard”... Bah non... Ah oui, si si, un “baker” bien sûr, j’avais compris “biker”... Merde, ça promet.

L’excitation d’arriver dans un nouveau pays laisse rapidement la place aux contingences de la vie quotidienne : où acheter une carte SIM, quel est le meilleur fournisseur, où s’acheter un bonnet chaud, qu’est-ce qu’on mange... Après renseignement pris à la reception, il y a un centre commercial à 1,2km d’ici. On s’équipe, et on part tous ensemble. L’endroit est résidentiel, et on marche entre la double voie et les maisons qui n’ont pas un charme extraordinaire. On s’offre (60AUD quand même) un repas gastro à McDo, qui essaie apparement de tirer ses produits et ses prix vers le haut. En tout cas, on est loin du Mc Do de Thailande...

On fait nos premières courses à “Coles”, le “Carrefour” australien. On passe pas mal de temps à comprendre quels produits ils proposent, l’organisation des rayons, où se trouvent les produits qu’on connait, où on fait peser les fruits et légumes frais... Déroutant au début. On rempli nos petits sacs à dos à craquer, et on se leste de quelques sacs plastiques supplémentaires. Je ne me souvenais plus que ça pouvait peser autant des courses. Deuxième arrêt à KMart pour acheter des bonnets et des gants. A notre grande surprise, les vêtements ne sont vraiment pas chers (les pays du tiers-monde ont du bon) ! Je m’offre un beau bonnet jaune fluo, qui servira de guide aux enfants dans la foule.

Le retour se fait en pente douce, mais même dans ces conditions, le sac à dos pèse et les sacs coupent les doigts. On tente bien l’arrêt de bus, mais le prochain est dans une heure, et il caille en plus. Donc juste une petite pause détente sur le banc. Ah ce qu’Angkor Market et ma petite Hyundai Atoz me manquent...

Notre bateau arrive avec un jour de retard, et notre agent maritime fait le forcing pour avoir le contrôle sanitaire le jour même, avant que le bateau n’ai quitté le quai (la règle apparement). C’est accepté, et contre toute attente, la procédure qui aurait dû s’éterniser pendant une semaine (contrôle+week-end+jour férié+lavages...) ne prend que... 20 minutes ! Aaaaaargh ! Je l’ai en travers, car on a reservé et payé une location pour 6 jours, sans possibilité d’annulation... Tout se passe donc très vite, et l’inspecteur (âgé) est très sympa et fait un contrôle pas franchement poussé. Pourtant, de la terre asiatique, on doit encore en avoir quelques kilos sous le châssis...

Notre location AirBnB se trouve à Saint Kilda, quartier branchouille près de la plage, cossu, et à forte majorité de religion juive. Les enfants sympathisent rapidement avec les gosses de cette rue sans issue, avenants et très sympas. On le saura vers la fin, mais on est resté garé 6 jours sur un emplacement à durée limitée... C’était donc ça le fameux “2P” sur le panneau : 2 heures de Parking... Un fonctionnaire de la municipalité viendra nous prévenir très gentiment. On lui promet de partir demain. “No drama !” Cool les australiens...

L’appartement ne doit pas faire plus de 40 mètres carrés, mais je le trouve très sympa, et très clair, à deux minutes d’une station de tram, et 8 minutes de la gare. On s’organise comme on peu, et on goûte même notre premier steak de kangourou qui ma foi a du goût et de la finesse. La machine à laver et sèche-linge communs sont juste sur le palier, et des petits radiateurs-grills portables sont un bonheur pour nos petits pieds. Cela dit, j’en aurai surtout le souvenir des heures passées sur internet et au téléphone, pour comprendre leur système d’assurance et d’immatriculation, pourquoi ma carte visa n’est plus acceptée par Vodaphone, comment marche les cartes de transport...

Première sortie en famille sur le bord de mer, en tram. Ce qui choque tout de suite, c’est cette propreté, cette organisation, cette longue promenade en bois impeccable, cette pelouse nickèle, ces maîtres qui ramassent le caca de leur toutou, l’absence de bouiboui... Il fait beau et frais... Vive les vacances !

J’aurai bien pris mes rollers aussi, mais j’ai préféré le cerf-volant. L’âge sans doute. Les enfants sont aux anges : ça roule impeccablement, et sans transpirer. Il faut juste avoir un peu de poigne pour savoir dire non au parc d’attraction, non à la location de vélo, non au restau en bord de plage... Les tentations sont grandes !

Après les démarches administratives, on s’attaque à la remise en état d’habitation du bus : enlever la porte en bois, trouver une endroit pour la stocker, sortir tous les habits d’hiver du coffre, mettre une couette et des draps sur les lits, remonter ma sono, installer ma caméra de recul, mon GPS... Tout ça sans la moindre goutte de sueur ! Et le plaisir de bientôt partir enfin à l’aventure, tous les 5 dans notre petit bus. Je pars acheter une bouteille de gaz avec Lalo (8.5kg seulement, heureusement, car on la trimballe à la main dans le tram).

Le bus est fin prêt, et retrouve ses couleurs.

On rempli les réservoirs d’eau au pied de l’immeuble, à la va-vite à la nuit tombée. Histoire de ne pas s’attirer des ennuis... On démonte même les sièges pour remplir directement dans chaque réservoir, car ils sont parfois longs à se remplir. Je m’apercois que ceux-ci sont très propres, et ça me rassure.

Premiers repas dans notre bus en Australie, préparé avec le couteau en céramique offert par Ning... Su est heureuse, elle prend ses marques dans la belle cuisine aménagée que lui a fait sur mesure son mari.

Histoire de se détendre les roues, on part rouler un peu vers le sud, au hasard, en suivant la côte. La route est superbe, les maisons encore plus cossues, avec un style très moderne que j’aime beaucoup. On s’arrête, toujours au hasard, sur un parking en bord de mer, à Frankston, à 45km de Melbourne. Le coucher de soleil est fantastique, on trouve des moules, il y a des toilettes publiques propres... Le bonheur...

Il doit faire 12 degrés dehors à tout casser, et la mer doit être dans les 10 degrés. Mais tel un labrador, Lalo ne résiste pas à aller faire trempette, suivi, ou plutôt imité peu après par ses petits frères. Je les aurais bien suivi aussi, mais j’ai préféré faire des photos. L’âge sans doute...

02 juin 2015

02 juin 2015

03 juin 2015

03 juin 2015

03 juin 2015

03 juin 2015

05 juin 2015

06 juin 2015

06 juin 2015

08 juin 2015

08 juin 2015

06 juin 2015

08 juin 2015

11 juin 2015

11 juin 2015

12 juin 2015

Gitans de la route que nous sommes, nous ne tardons donc pas à voir (et Lalo en premier), la profusion de moules qui nous tendent leurs petites coquilles. Ma foi, l’eau est hyper claire, froide, il n’y a semble-t-il pas de raffinerie de pétrole dans le coin, c’est un lieu de pêche... donc toutes les bonnes raisons pour en prendre quelques kilos et se faire un vrai festin gratuit ! Version nature pour Lalo, et à la crème pour moi. Elles ont en tout cas du goût !

Dans l’après-midi du lendemain, on se fait une petite ballade à pieds le long de la côte. Il fait tellement beau que j’en arrive à enlever mes 2 t-shirts ! Pas pour très longtemps, mais ça fait du bien de sentir le soleil sur la peau...

C’est vrai qu’après dîner, une fois la vaisselle rangée, on ne sait plus trop quoi faire dans le bus sans télé ni internet en illimité. On ressort donc les boites de jeu, dont “Property”, un “Monopoly” made in Siem Reap offert par Ning et Laurent. Et ma foi, qu’est-ce qu’on se marre une fois le jeu lancé et quelques propriétés achetées. Seul déception, le Blue Pumpkin dont la valeur n’est pas extraordinaire... Bonheur, joie et félicité pour le gagnant, et dégoût pour Lalo, qu’on voit au fond du bus le nez dans sa tablette, après avoir été dépouillé jusqu’à son dernier dollar par son Papa très en forme !

Retour sur Melbourne, pour revoir les potes des enfants (qui ne seront finalement pas là), et faire une visite officielle de la ville. On s’est garé à Saint Kilda, dans une rue résidentielle calme, puis on a pris le tram. Melbourne est une ville agréable, verte, peu bruyante, avec de larges avenues. On passe pas loin du quartier chinois, et Su tombe sur un restau Thai. Malgré les sandwiches préparés, on est tous d’accord pour qu’elle se paie un repas en solo. Elle sera déçue par le goût... mais le contraire m’aurait étonné.

Pendant que Maman se remplie la panse, on se ballade tranquillos dans la ville. Je m’aperçois qu’on ne s’est en fait que très rarement ballader dans une ville depuis des années, et encore moins avec les enfants, qui se fatiguent vite. Je dégote tout de même un supermarché asiatique pour Su, le bien nomé “Frères Tang”, qui sévissaient aussi dans le XIIIème arrondissement de Paris. On y trouve beaucoup de produits pour pas chers. Et donc des courses sacrément lourdes à se taper...

On dégustera nos sandwiches maison sur le trottoir, en attendant que Su s’en donne à coeur joie chez Tang. Oui oui chérie, tu es heureuse, tu as même trouvé des nouilles “Mama”. Le bonheur ! Tout est possible pour ce tour du monde donc !

Melbourne n’a certes pas l’âge de Paris, et se montre donc sous un côté moderne avec de grands buildings, mais aussi des anciens bâtiments du XIXeme siècle. Tout est propre, organisé, et le tram est même gratuit “intra-muros” sur une partie populaire de Melbourne. Le quartier chinois est devenu plus touristique qu’autre chose, mais le tout est sympa. Il manquerait un “je-ne-sais-quoi” de plus tumultueux sans doute. Et quelques pissotières, qui nous aurait éviter d’entrer en douce dans un grand hôtel pour se soulager.

On rencontre quelques troubadours qui font des spectacles de rue, dont ce gars homme-orchestre qui a la cote. Milo est fasciné, et décide même de mettre une petite pièce et d’acheter son CD. Le gars a du charisme, une musique rétro sympa, et on sent qu’il y a du travail derrière. Ça change des guignols de Pattaya...

Vue depuis la gare... Je pense qu’il nous aurait fallu plus de temps pour tout bien visiter, et peut-être un peu plus d’entrain des enfants... Mais on en a vu l’essentiel. Les japonais font bien l’Europe en 3 jours...

On fera la seconde visite de Melbourne  en deux temps : visite ensemble, puis on les dépose au “Centre de l’Image” pendant qu’on repart faire des courses chez “Tang Frères”. Ça arrange tout le monde. Ce centre est gratuit, et ils exposent entre autre de vieux appareils qui me rappellent pleins de souvenirs : Sinclair ZX80, Commodore64, Atari, jeu Pong, camera Super8... Les australiens sont sympas, car ils ont surveillés les enfants, qu’ils croyaient seuls et vaguement perdus.

On prend le train pour rentrer sur Saint Kilda le 1er jour. C’est propre, pas très cher, mais les jeunes semblent plus adeptes ici de la gravure sur verre et plexiglass que du tag au marqueur. Ça donne un petit côté “banlieue”...

Le 2ème jour, on lui préfère le tram, qui est plus “porte-à-porte”. Le tram, c’est sympa, authentique, bucolique, mais qu’est-ce que c’est long !

Finalement, il n’y a pas de gros changement par rapport à un retour de courses à la maison, sauf que là, tant que ce n’est pas rangé, on ne peut ni circuler ni s’asseoir dans le bus. Et comble du paroxysme, il vaut mieux laisser Su faire ça tout seul, car sinon on se gène sans arrêt et on avance moins vite... Il y a du bon à vivre dans un bus !

Lulu a une bonne coupe, et il respire enfin... Tout juste si il ne voulait plus sortir du bus avant, ou alors avec sa capuche par dessus son bonnet...

Devant ce succès, Lalo décide de repasser sous la tondeuse. En 10 minutes c’est bouclé.

Vu comme ça, ça paraît pas, mais notre arrivée à Cap Schanck, un peu au hasard, avait un petit côté flippant : un grand parking désert par une nuit noire sans lune. D’où le conseil maintes fois répété par nos amis tourdumondistes : “Trouve ton bivouac pendant qu’il fait encore jour, comme ça tu sais où tu arrives”. Ouais, j’ai bien compris là... Il y a en tout cas sacrément du vent.

Ah oui, ça caille, ça vente, et rien de tel que la chaleur de la famille pour se réchauffer. Et une bonne veste polaire et un bonnet jaune fluo. Cela dit, je me demande si ce n’est pas le papa qui a plus besoin de la chaleur des ses enfants chéris, qui eux ont juste besoins d’un t-shirt et d’un haut de survêtement...

18 Juin 2015. Exactement 75 ans après le fameux discours du Général de Gaulle, je ferais à mon tour un discours historique, qui marquera les esprits et rassemblera les forces vives de notre roulotte. J’appele solennellement les enfants à participer aux tâches ménagères. Car depuis notre arrivée en Australie, ils passent de superbes vacances, logés blanchis et nourris, dont les journées sont marqués surtout par les jeux sur ordinateurs, les jeux de plein air, et les pieds sous la table le soir... Donc à partir d’aujourd’hui, et par cycle mensuel : Lalo s’occupe de la lessive avec Su et accroche les rideaux de devant le soir ; Luno vide les cuves d’eau sale ;  et Milo passe un coup de balai tous les matins dans le bus et rempli les réservoirs d’eau. Et ma foi, ils sont partants.

Point Nepean. Au loin, on aperçoit la porte d’entrée de la baie de Melbourne, Port Philipp. Une baie immense, à l’entrée minuscule. A l’arrivée des premiers européens, il parait que cette embouchure était une cascade, qu’il fallu supprimer pour permettre aux bateaux de rentrer. D’où les remous et la difficulté pour les cargos de passer, même de nos jours. 

Les enfants ne semblent pas trop sensibles à ce petit bout d’histoire, et préférent jouer allègrement sur des restes de pilotis en bois qui composaient le premier débarquadère pour le bétail (avec quarantaine pas loin).

De l’autre côté, l’océan à perte de vue. Avec à l’horizon le pôle sud. Avec ces grosses vagues, ce courant et ce temps gris, ça n’empêchera pas un gars d’aller faire du surf en combinaison... Quand on aime...

Milo au remplissage de l’eau fraiche... Pas le plus difficile à faire, sauf que ça peut prendre du temps quand la pression n’est pas forte, ou qu’il faut rester appuyer sur le robinet tout le temps (mais là, on a fini par trouver rapidement la parade...). Le plus souvent jusqu’ici, on rempli dans les stations services, où tout marche toujours bien... Les robinets ont tous le bon filetage identique à celui de notre tuyau, ou on met la “prise voleuse”. On rajoute une demi-cuillère de poudre désinfectante Mircopur Forte (rouge) de Katadyn, comme conseillé par nos amis Jean-Christophe et Axelle, et le tour est joué. On a presque 350 litres en tout, réparti dans 4 réservoirs. Ça met du temps à remplir bien comme il faut les 4 réservoirs, car mon système de vase communiquant est plutôt lent...

Lalo et le petit bordel sur son lit. C’est vrai que ça va vite parfois si on ne prend pas gare de bien ranger, ou de trouver une place rapidement pour chaque chose. Seul sa guitare ne trouvera pas d’autre place que sur son lit dans la journée, et sur un siège pendant la nuit...

Fous que nous sommes, on se prend à l’idée d’aller voir la neige, sur les montagnes à 200km de là, à Mount Buller. On se tâte un peu car on n’a pas de chauffage, mais on se lance ! La route est belle, avec une belle portion de 2x3 voies avec systeme de péage automatique par détection des plaques d’immatriculation. On bivouaque dans la petite ville de Yeah, à 2 pas d’un skate park. Su descend à la cave prendre quelques stocks, et revient horrifiée : une pomme a été bien entamée par un rongeur. On se dit que ça ne peut venir que de notre précédent bivouac à Point Nepean, sur un parking en pleine nature. Le lendemain (oui, il faisait franchement froid dans la soirée) après avoir tout sorti du coffre, on ne trouvera absolument rien, ni animal, ni crottes, ni pipi... Un petit rongeur a dû s’introduire dans la nuit à la faveur de la chaleur du moteur, diner, et repartir chez lui. Ou un wallabie se serait servi en ouvrant le coffre, et l’aurait refermé sans bruit... L’histoire gardera tout son mystère, et créera un début de psychose : heberge-t-on d’autres animaux clandestins ainsi ? Des mygales, des serpents ?

On arrive enfin au pied de Mount Buller. On tombe un peu des nues : la montée elle même est payante, jusqu’à la station, et interdiction de dormir dans son camping-car sur le parking de la station, d’où d’ailleurs il faut prendre un bus payant pour aller près des pistes. Ça commence à faire cher la boule de neige... On se tâte, et on décide d’attendre le lendemain sur un parking près du péage, pour savoir entre autre si les chaînes sont obligatoires.


J’avais pourtant passé du temps à isoler notre bus, et apporté une attention toute particulière au moindre espace libre dans la carrosserie afin de la bourrer de fibre de verre, ou de mousse en bombe. Malgré pas mal de “ponts thermiques”, j’étais plutôt fier de moi, le tout bien “étanchéifié” avec du scotch aluminium. A croire que ça n’a pas suffi. Je me caillerai littéralement dans le bus. Et bien que j’eusse respecté les normes d’aération en vigueur (document AFNOR tout de même), la condensation sera bien réelle, avec quelques gouttes qui perleront sur les couettes.

Les enfants semblent avoir fait un véritable stock de chaleur thailandaise... Ils joueront à la survie près de la rivière en t-shirt jusqu’à tard dans l’après-midi, tandis que je me les pelle déjà dans le bus. Après le dîner, on se regarde un film tous ensemble le soir. J’ai hâte qu’il finisse, je suis frigorifié. Je conseille vivement à tout le monde de s’habiller bien chaud pour cette nuit : double t-shirt et sweat, pantalon de survêtement, chaussettes et bonnets. Si j’arrive à bien m’endormir, je me réveille très tôt, avec l’impression d’avoir des trous d’air dans  ma couette...

Je me réveille le premier, vers les 5h00 du mat’... Mes thermomètres m’indiquent qu’il aura fait -3 degrés dehors dans la nuit, et -1 degré dans le bus... Avec du givre sur les vitres à l’intérieur. J’essaie tant bien que mal de réchauffer le bus : je fais bouillir notre théière et une casserole d’eau, avec les gaz au maximum. Et je démarre le moteur... A choisir entre le froid et la pollution, je préfère encore la pollution. Le thermomètre remonte difficilement, tout doucement, mais le moteur ne semble pas chauffer, même après une bonne demi-heure à tourner.

Bon, c’est vrai que c’est beau quand même, un paysage givré. L’herbe est blanche et craquante, chaque parole dégage une belle volute... et ma petite femme brave même le froid pour une photo souvenir. Après concertation avec Su, et malgré la possibilité de monter sans chaînes, on décide de rebrousser chemin : on sent que le coût de cette petite aventure risque d’atteindre des sommets, et pas qu’en altitude, pour apparement un enneigement très limité. Les enfants sont déçus, nous aussi, mais on aura sûrement une meilleure occasion. En tout cas, on a pu constater qu’avec 0 degré dehors, il nous faudra vraiment un chauffage...

12 juin 2015

13 juin 2015

13 juin 2015

14 juin 2015

14 juin 2015

14 juin 2015

14 juin 2015

14 juin 2015

14 juin 2015

15 juin 2015

L’idée de départ, c’était d’aller chez un coiffeur pour retailler les cheveux de Luno... Car le bougre s’était fait une coupe de punk à Phuket, et il n’aimait plus trop le style. J’ai donc pris des ciseaux, et j’ai taillé comme j’ai pu derrière la tête, en ajoutant à la coupe punk quelques beaux coups de ciseaux en escalier... Pas du meilleur effet. Donc pour notre seconde visite de Melbourne, on cherche un coiffeur. Par miracle, on tombe sur une école de coiffure, à AUD5 la coupe ! On fonce, mais seuls les personnes de plus de 10 ans sont acceptés. Ce sera donc Lalo qui se coltinera Rosetta, une apprentie de 55 ans tassés, qui non seulement semble tout juste débuter, mais qui semble un peu longue à la détente. Ce sera donc 1 heure de patience pour Lalo, et 3mm de cheveux coupés. Par bonheur, on achètera 100m plus loin une tondeuse pas cher qui fera des merveilles sur les enfants...

14 juin 2015

14 juin 2015

15 juin 2015

Comme on a eu l’excellente idée de se garer à côté d’un “Coles”, on en profite pour rajouter aux courses thaies de ce midi, des courses europeennes juste après le diner. Coles a en effet la bonne idée de fermer à minuit. On pousse les chariots, à la gitane, jusqu’au bus. Et on fait la chaine pour basarder tout ça comme on peut dans le couloir. Etant bien élevés, on ramènera les chariots même si ils n’ont aucun système de consigne ou de vérouillage automatique (vu à Adélaide, dès qu’on sort d’un périmètre défini.)

15 juin 2015

16 juin 2015

Après ces 2 jours de visite, on repart vers notre parking préféré à Frankston. L’endroit idéal pour tester notre nouvelle tondeuse sur les enfants. J’ai un peu la flemme de sortir ma rallonge, donc je passe le cordon directement par la fenêtre. Pas trop évident à manoeuvrer, mais j’arrive à faire disparaitre à la fois la coupe punk et les escaliers dans la nuque...

16 juin 2015

16 juin 2015

16 juin 2015

Le plaisir de cuisiner en milieu clos quand il fait froid dehors : faire bouillir de l’eau rempli rapidement le bus d’humidité, surtout dans le fond du bus en hauteur, où il fait alors bien chaud... Su a le sourire, elle peut faire de bonnes soupes avec des wontons (raviolis) maisons.

17 juin 2015

17 juin 2015

17 juin 2015

17 juin 2015

Si j’étais mauvaise langue, je dirais qu’il y a un petit côté “singapouréen” en Australie, avec pas mal d’interdits, les plus fréquents étant les “No camping” dans les lieux publics. Mais ici, après les avertissements de rigueurs (courants, vagues etc...), les interdictions sont pour la bonne cause : protéger une espèce d’oiseau endémique de la région, qui se reproduit justement dans cet endroit. D’où aussi les chiens tenus en laisse, sur cette immense plage sauvage, ou la zone autorisée pour la promenade du toutou. J’aime bien aussi le “Emergency Marker”, code à communiquer aux secours en cas de problèmes. Sans ça, j’avoue que j’aurai un peu du mal à preciser où je me trouve.

18 juin 2015

18 juin 2015

18 juin 2015

18 juin 2015

Je passe du temps à bien expliquer la procédure à Luno, car un faux mouvement, et c’est du purin sur la manche et les tennis.

Luno sera épatant tout au long de son mois de corvé : toujours partant, jamais à rechigner ou à se plaindre, malgré le côté très répétitif (tous les 3 jours), ingrat et physiquement dur de sa tâche. Lalo l’aidera par la suite, car c’est pas évident de porter 10kg de liquide pour un petit bout’d’choux comme lui.

18 juin 2015

18 juin 2015

18 juin 2015

19 juin 2015

19 juin 2015

20 juin 2015

20 juin 2015

20 juin 2015

Gérer la réserve de diesel devient presque un jeu... Les prix augmentant en général avec la distance de la pompe par rapport à une grande ville, le tout est de faire un pari sur l’autonomie qu’il nous reste, et le prix supputé à la prochaine pompe. Ça prend plus de piquant dans le désert...

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