CAMBODGE

Le grand jour est enfin arrivé. Ou plutôt, on a été le chercher, et on a du le traîner par la peau du cul tellement il se faisait attendre.

Et comme d’habitude, on a eu beau reporter notre départ de mois en mois, ça a été un peu le rush de dernière minute.

Et bien sûr, il y a toujours un truc qu’on veut absolument faire avant de quitter un endroit où on a vécu plus de 14 ans.

Et pour moi, c’est... visiter Angkor Wat ! Ça en a fait rire plus d’un. Mais voilà, pendant toutes ces années, j’ai beau avoir vu pas mal de temples en faisant du catering pour le Blue Pumpkin, avoir assisté aux Nuits d’Angkor, avoir fait de superbes balades en vélo entre potes sur le parc d’Angkor, et avoir géré un restaurant pile en face à 100 mètres d’Angkor Wat... et ben je ne suis jamais passé par la billetterie, et je n’ai jamais visité Angkor Wat.

Ce fut chose faite, par un matin très frais du vendredi 13 février, avec Su. Emu je fus.

Consciencieux comme je suis, je me suis rappelé 2 jours avant de partir que je devais réparer le frein à main du bus.

Et il s’est avéré qu’il était complètement inopérant depuis l’achat du bus, ce qui ne m’a apparemment pas dérangé. Cela aurait été une toute autre confiture dans la Cordillère des Andes.

Bénédiction par un moine, dans une pagode pas loin de chez nous, à laquelle je tenais.

Cette cérémonie me touche plus que toutes les autres, sans doute parce qu’il s’agit du véhicule dans lequel on va vivre et rouler des milliers de kilomètres. Je ressens plus qu’auparavant toute la concentration et la ferveur que ce moine, très sympathique, met dans cette bénédiction.

Et puis c’est un bel après-midi, la pagode est calme et déserte, nous sommes seuls, il n’y a qu’un moine, et nous ne restons pas trop longtemps assis...

Ah ! Chocolat... Notre increvable chat noir, si bagarreur à l’extérieur, mais si adorable à la maison.

Avec un vrai petit moteur diesel dans le ventre, qui se mettait en marche à la moindre petite caresse, au moindre petit massage des pattes, à la moindre petite gratouille au dessus des fesses.

Il avait bien essayé de faire sa petite sieste quotidienne plusieurs fois le bus, en espérant qu’on parte avec lui.

On a dû te laisser mon petit Chocolat, à une dame qui j’espère prendra bien soin de toi, mais qui je suis sûr jamais ne te caressera comme j’ai pu te caresser.

13 février 2015

14 février 2015

14 février 2015

Et bien sûr la fête du départ, avec la famille, les amis, le personnel du Blue Pumpkin,  les professionnels avec lesquels on a travaillé pendant toutes ces années et pour lesquels nous avons beaucoup d’estime.

Petite fête que l’on a eu l’extrême plaisir de pouvoir faire à l’Ecole Française de Siem Reap ! Merci Stéphane et Diane, merci l’APE !

Superbe journée.

Merci à tous d’être venus ! Je n’ai pas pu mettre toutes les photos, mais elles sont toutes belles !

15 février 2015

15 février 2015

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CAMBODGE

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Il y a eu la veille de la fête, la fête, la veille du départ et donc... le départ.

Après une belle nuit un peu chaude et un peu courte, nous nous réveillons dans la cour de l’école, qui heureusement ne sent pas la vinasse et le vomi, malgré les derniers B52 émouvants de Su.

Les fidèles du Blue Pumpkin sont bien sûr là, Chef Arnaud a amené les croissants chauds , Papa a pris un café en poudre avec nous, Stéphane et Nico sont venus nous voir réellement partir, ainsi que Thaddée et Gilles et bien d’autres...

Certains seraient parait-il arrivés trop tard, se disant certainement qu’avec tous ces mois de retard, on ne partirait forcément pas à l’heure... ;-)


Mais c’est qu’on a failli partir en retard ! Je voyais ma petite femme papoter, blaguer, rigoler avec tout ce petit monde, sans doute déjà fatigué par nos multiples soirées d’aurevoir.

Je me décide finalement à démarrer le bus et à donner quelques coups de klaxons... “Chérie, faudrait qu’ils retournent bosser peut-être, et je ne sais pas si tu sais, mais on a tour du monde à faire, et crois moi, y’a du boulot.”

Voila, Su se met à faire les dernières bises, et les premières larmes aussi.

N’étant que le chauffeur du bus, je reste un peu en retrait, histoire sans doute de ne pas me mettre à verser mes petites larmes.

J’aurai donc droit aux yeux humides de mon co-pilote pendant pas mal de kilomètres.


J’avoue que c’est un moment extrêmement agréable de prendre enfin la route, sans faire une boucle, et de se dire que le voyage commence bien, maintenant, entre mes mains.


Nous quittons le Cambodge, avec beaucoup de tristesse, mais avec la bonheur de ne pas avoir à le quitter contraint ou par dépit.


Et quel immense joie pour moi d’avoir pu démarrer ce tour du monde depuis le Cambodge, pays et peuple que j’aime, où nos enfants ont grandi, où notre entreprise s’est épanouie, où nous étions entourés de gens formidables et tout simplement attachants. Partir depuis la France m’aurait semblé être une trahison.

Photo souvenir de mon compteur kilométrique un peu poussiéreux, avant de prendre la route.

Jour 0 = 217,767 km

16 février 2015

Premier plein sur la route. Je reste fasciné par ces petits chiffres qui tournent, tournent, tournent... J’aurai même le temps d’aller pisser et me laver les mains. J’aurai sans doute aussi eu le temps de taper le carton avec le pompiste, si j’avais aimé jouer aux cartes.

154 litres de gasoil.

107 dollars.

La frontière... Je me souviens de ce même endroit, il y a 14 ans, lorsque j’étais parti à Bangkok acheter des assiettes, des couverts et une imprimante couleurs pour le Blue Pumpkin.

8 heures de route entre Siem Reap et Poipet (2.5 heures aujourd’hui max en taxi), dans un taxi-pickup partagé, sur une route défoncée qui tenait plus de la piste...

16 février 2015

Et mon premier soucis de parking. Avec 9 mètres de long, c’est tout de suite moins évident de trouver une place...

Celle-ci m’attendait les bras ouverts, à 100 mètres du poste de douane, pile en dessous d’un panneau d’interdiction de stationner pour les poids lourds. Ma connaissance intime du Cambodge me dit que ça passe.

Si faire tamponner les passeports ne m’est pas inconnu, le passage du véhicule se fait lui à tâtons, mais sans grandes difficultés.

Côté cambodgien, j’ai suivi au pas les camions qui passaient devant une petite guérite. Le douanier me demande sournoisement où je vais (!), je lui réponds naïvement en Thaïlande. “Et les passeports ?” “Tamponnés” “Passe”. Ça c’est fait.

Côté thaïlandais, je dois m’arrêter à un premier poste, qui me fait des papiers sans trop de soucis en 30 minutes.

Puis je passe au contrôle de la douane, qui me fait un autre papier après vérification de la carte grise et du numéro de châssis, que je n’arrive plus à retrouver dans l’émotion. Le douanier, très sympa, nous donne quelques conseils sur la durée maximum d’un mois que le véhicule peut rester en Thaïlande, à faire renouveler à Phuket. Et nous dit aussi que mon visa doit coïncider avec le visa du véhicule !

Sinon, aucune fouille, aucune visite du véhicule, aucune soute à ouvrir, aucune bière à offrir...

Et je n’ai même pas eu besoin d’utiliser mon Carnet de Passage en Douane tout neuf.

Voilà, la frontière est derrière nous, tout le monde est passé. L’aventure commence !

16 février 2015

16 février 2015

16 février 2015

16 février 2015

16 février 2015

16 février 2015

16 février 2015