La Thaïlande ! Bon, pour le dépaysement, c’est pas encore ça... A part la conduite à gauche à laquelle il va falloir que je m’habitue. On a quitté la frontière un peu tard, vers 17:30, donc le premier souci sera le dîner...

Su n’a pas l’air trop partante pour cuisiner dans le bus, donc direction le centre commercial “Lotus” d’Aranyaprathet pour un “MK Suki Soup”, un passage par les toilettes pour éviter le débordement de notre cuve à caca, et quelques achats pour le petit déj’ demain. Lalo en profite pour s’acheter la corde manquante de sa guitare, qui en passant occupe un siège entier dans le bus... pour l’instant.


J’aurai aimé pouvoir passer la soirée chez mon pote Hans, qui habite à 140 km de la frontière, près de Prachinburi, mais je doute qu’on puisse y arriver en fin de soirée. Je roule quand même autant que je peux, mais jette l’éponge vers 23h00 dans une station-service qui a l’habitude de voir des éponges la nuit. Petite douche rapide, puis au lit, avec le ventilo car le fond de l’air n’est pas franchement frais ni parfumé. J’arrive à dormir un peu, puis me réveille, vais faire un petit pipi (si si, je raconterai tout !) dans les toilettes publiques, puis de retour dans le bus je m’autorise à démarrer le moteur et mettre la clim’. Je m’en fout, j’ai une maison avec des panneaux solaires, alors qu’on ne vienne pas me faire chier avec la pollution, surtout à cette heure tardive.

Avec la clim’, donc, je dors très bien encore une heure au frais.

Je me réveille malgré tout vers 2h00 du mat’, et me dit que quitte à faire tourner le moteur, autant que les roues tournent aussi, rapport à la pollution. Je reprends donc la route, avec ma petite famille dormant à poings fermés derrière.

Je profite du manque d’éclairage sur la route pour faire une vidange sauvage de ma caisse à caca, comme ça, juste au bord de chaussée... En me promettant de ne pas le refaire... trop souvent.

Vers 4h00 du mat’, on arrive enfin pas loin de chez mon pote. L’occasion serait trop belle de passer tout de suite le voir, mais j’opte pour une petite sieste avant. On s’est arrêté dans un endroit super calme et sympa.

Quand je me réveille vers 7h00, un peu dans le brouillard, tout le monde est au petit dej’. Je raconte avec gourmandise la nuit passée et ma vidange sauvage. Su, toute fraîche de sa longue nuit à poings fermés, me fait remarquer que j’aurai quand même pu, à 2h00 du mat’, dans la pénombre et du mauvais côté de la route, prendre le tuyaux pour vidanger un peu plus loin dans le fossé. Je ne sais pourquoi, mais ça me froisse sec. D’ailleurs, lui réponds-je, je n’ai pas refermé le robinet et elle peut le faire si elle veut.

Dois-je préciser que toute la journée sera assez tendue ?

16 février 2015

Je ne sais si c’est le “suki soup”, le manque de sommeil, le fait que les batteries ne semblent pas se recharger, ou mon humeur des mauvais jours, mais j’ai une singulière envie de prendre une chambre d’hôtel... C’est beau l’aventure !

Mais mon idée sera la bienvenue :

  1. -les enfants prennent un petit déjeuner au buffet

  2. -Luno prend enfin une douche, au bord de la piscine, qu’il semble beaucoup apprécié

  3. -chacun recharge sa tablette ou son ordinateur

  4. -Su fait une lessive

  5. -et moi je fait une bonne petite sieste au frais


On passe une soirée très sympa avec Hans et sa petite famille. Les garçons se marrent bien aussi avec son fils, Joshua.


Cette nuit, Su dort seule dans le bus. Lalo et Milo dorment par terre dans la chambre d’hôtel. J’espère que le drap que j’ai mis par terre sera assez moelleux pour eux.

16 février 2015

Petit déj’ dans le bus, avec les viennoiseries encore chaudes que Hans fait et nous a gentiment amené. Bon, on n’en est pas encore à dire “Oh ça fait tellement longtemps qu’on n’a pas mangé de croissants ! Parce que le riz le matin, ça va bien un peu...”.

On va essayer de partir pas trop tard pour Cha Am, mais avant Su part prendre une assurance (obligatoire, plus une privée en plus) pour le bus.

Je reste obnubilé et inquiet par notre système solaire qui semble ne pas se recharger. Pourtant, depuis son installation, les batteries se chargeaient toujours très bien à la maison, avec le frigo en marche, et parfois la perceuse et l’aspirateur en plus. Or là, même si on consomme plus avec la pompe à eau, les toilettes, les ventilos etc... je trouve bizarre de ne jamais pouvoir inverser la tendance à la décharge des batteries. Même en roulant ça ne recharge pas...

Je me décide donc à jeter un oeil sur mes panneaux, qui sont plutôt bien dégueulasses. J’espère que c’est la cause du problème, et passe un bon coup d’eau et de brosse dessus.

Ils brillent, je suis heureux, tout va aller mieux maintenant. Sauf que ça ne marche beaucoup mieux. Je regarde le ciel, qui bien qu’ensoleillé, est légèrement voilé.

Bref, c’est pas encore ça, et le gars qui m’a fait l’installation n’a pour l’instant pas la réponse.

Allez, je fais le plein d’eau et on part... Aaaaaaah merdeeeee ! Il y a de l’eau qui fuit et qui coule dans le couloir... Bon Dieu ça commence mal... Je démonte les sièges au dessus d’un réservoir d’eau, et conclus en croisant les doigts que c’est simplement la sonde à eau qui était mal vissée. Comme j’étais en plus en léger dévers, ça tient la route.

Bon allez, on rameute toute la troupe, je ramasse le linge qui séchait à la lingerie de l’hôtel, prend une dernière douche dans la chambre, fait 3 fois le tour de la chambre pour être sûr de n’oublier aucun chargeur... Et c’est parti, direction Cha Am !!!

La route pour aller à Cha Am n’a rien de vraiment attrayant, mais elle n’est pas trop mauvaise, et ça roule bien. Je profite d’une aire de pesée pour contrôler mon poids : 9880 kilos.

Ça me parait raisonnable, on verra pour le régime plus tard...

17 février 2015

17 février 2015

17 février 2015

17 février 2015

17 février 2015

17 février 2015

Longue journée en perspective, de Prachin Buri jusqu’a Cha-Am, située juste au dessus de Hua Hin sur la côte est en dessous de Bangkok.

Ça roule bien, jusqu’à Bangkok où les embouteillages se font sentir rapidement. J’ai mis mon GPS ce coup-ci, car louper une sortie sur le périph’ de Bangkok doit être assez ennuyeux.

Les péages me font toujours un peu flipper, car il faut bien s’approcher de la cabine, sans racler toute la carrosserie. L’avantage d’avoir le volant à gauche et de rouler à gauche est que je n’ai pas à tendre le bras pour payer, c’est Su qui s’en occupe. C’est pas grand chose, mais ça me plait...

La route est longue, et Milo, qui doit trouver son lit trop petit, met le matelas mousse dans le couloir pour piquer un bon petit roupillon. C’est une excellente idée que l’on garde pour ceux qui souhaiteraient nous rejoindre quelque temps dans notre voyage ! Avec 5 mètres de couloir, on pourrait facilement coucher 2 adultes et 1 enfant...

Voilà, passé Bangkok, ça roule bien. Avec ce début de soirée, la température extérieure devient plus agréable, ce qui s’en ressent sur le poste de conduite. Car même avec la clim’, en plein soleil, ça chauffe devant, derrière ce grand pare-brise... En plus, comme j’ai refait les conduits de la clim’ afin de gagner de la place, le débit devant est beaucoup plus faible. Côté passager avant, ça doit être encore moins bien, car plus loin des buses de la clim’. Mais bon, chacun son truc, Su  n’avait qu’à passer son permis C.

On arrive à Cha-Am vers 19h30. Ça sent la mer, les vacances, les touristes en scooter sans casque et torse à l’air, et la moule.

En parlant de moule, Su n’est toujours pas partante pour cuisiner dans le bus, et nous non plus d’ailleurs. Ce sera donc un bon restau de fruits de mer pour ce soir : crabe, crevette, poulpe, moules... Mon préféré restera toujours le poulpe, qui se mange à la fourchette, sans se salir les doigts et sans passer 3 heures à decortiquer 10 grammes de viandes.

17 février 2015

L’ambiance est bonne ce soir !

Après le restau, nous nous sommes arrêtés pour la nuit au bord de la plage. Malgré l’heure tardive, on va faire un petit tour sur la plage avec les enfants. La marée est basse, ça sent l’iode, ça fait du bien... Mais il manque une petite brise, et je crains que la nuit ne soit un peu chaude.

17 février 2015

Notre “bivouac”, avec le cul sur la plage (celui du bus, bien sûr). C’est finalement la première soirée et première nuit normale que l’on s’apprête à passer.

J’avais promis aux enfants qu’on jouerai au “Property” (la version cambodgienne du jeu “Monopoly”, où il y a même une case “Blue Pumpkin” !), mais là je suis un peu claqué, donc je prends une petite douche rapide et au lit.

Je dors assez bien, jusqu’a 4h00 du mat’, où je me réveille et commence à gamberger : on prévoyait de rester 2 jours tranquilles à Cha-Am à profiter de la plage, mais si les batteries continuent à ne pas se charger, on va se retrouver sans lumière, sans ventilos la nuit, sans douche et sans toilettes rapidement... Pas idéal comme situation. Or j’ai bien vu qu’à Phuket il y avait un revendeur Victron (le materiel solaire que j’utilise), avec une chance donc de trouver d’où vient le problème. Je réveille Su, lui annonce le changement de plan, elle est OK, et hop ! je me mets au volant, et c’est parti pour Phuket !

17 février 2015

Lalo se réveille vers 7h00, tout frais (il a la clim’ juste au dessus de son lit), avec un grand sourire : il adore dormir et se réveiller dans un bus qui roule !

Mais il est aussi un peu déçu qu’on soit parti de Cha-Am, car il se serait bien vu passer la journée à la plage.

Donc on roule, on roule, les enfants tentent tant bien que mal de travailler le CNED. Mais c’est quasi impossible en roulant...

On a environ 750 kms à faire, et si possible, on va essayer de les faire dans la journée.

Arrêt obligatoire à midi : Chumphon ! C’est l’arrêt de tous les bus qui vont à Phuket : une batterie de wc propres et bien entretenus, pleins de petits stands pour acheter des produits de première nécessité, des souvenirs, à manger, et des souvenirs à manger, et des stands de nourriture... Et le must : la salle climatisée immense pour les clients des bus VIP, ces mêmes bus que j’ai pris plusieurs fois pour faire Bangkok-Phuket, et surtout un certain jour de juin 1997, il y a 18 ans, pour aller rejoindre mon premier boulot au Novotel Phuket Resort... Cet arrêt est donc mythique. Tous les bus VIP que je/on prenait partaient à 18h00 de Bangkok, s’arrêtaient à 2h00 du mat’ à Chumphon avec repas gratuit pour les passagers “VIP”, à partager sur une grande table ronde en marbre blanc, pendant 20 minutes maxi. C’est vraiment génial de s’arrêter aujourd’hui avec mon propre bus, qui bien que VVIP, ne nous donne pas accès au repas gratuit...

On se prend un bonne soupe de nouilles ensemble, et Lalo en profite pour relever son propre défi de soulever une bouteille avec une paille. Après plusieurs essais, il y arrive ! Comme quoi il y a du bon dans YouTube ;-)

17 février 2015

17 février 2015

17 février 2015

18 février 2015

18 février 2015

Longue journée en perspective, de Prachin Buri jusqu’a Cha-Am, située juste au dessus de Hua Hin sur la côte est en dessous de Bangkok.

Mon GPS me disait d’aller tout droit, les panneaux indiquaient qu’il fallait tourner à gauche pour Phuket... J’ai préféré me fâcher avec ma femme qu’avec la petite demoiselle du GPS. Je ne sais pas quelle route aurait été celle indiquée par les panneaux, mais celle que l’on suit me convient très bien : une belle “2x1 voie”, toute propre, tout droit.

Je m’inquiète juste un petit peu car il n’y a personne sur cette route, et que mon réservoir d’essence est bientôt dans le rouge...


On aperçoit enfin les montagnes de Phangnga, on approche de Phuket. Je me souviens d’avoir fait Phuket-Phangnga en mob’ avec mon grand frère Xav’ en 1998, donc en bus ça devrait aller vite...

Il était temps, je commence un peu à sentir la fatigue. Nous arrivons sur le pont qui relie Phuket au continent. C’est assez magique, on y est !

Il est 17h45, et sans compter les pauses, je roule depuis 4h00 du mat’, donc petite fatigue...

Nous voilà enfin arrivés chez la belle-mère ! Dernière difficulté : la petite rue qui mène chez elle est très étroite, avec une belle épingle à cheveux, et se finit en cul de sac... Voilà voilà. Mais je ne vais me la jouer petits bras après tous ces kilomètres, et je m’engage, et tout se passe bien... Gros coup de klaxon, tout le monde descend, embrassades, je me gare sur le petit bout de parking devant la maison.

Après une bonne douche, repas avec celle qui m’a soutenu pendant les travaux sur le bus, pendant les journées à suer corps et âme sous 45 degrés au soleil, celle qui m’a réconforté le soir, exténué : la pétillante et savoureuse bière Angkor.

On en a pris quelques canettes, en souvenir...

18 février 2015

18 février 2015

18 février 2015

18 février 2015

18 février 2015

219,132 km au compteur, soit 1,365 km depuis notre départ de Siem Reap.

Première visite : le Phuket Boat Lagoon, où j’ai repéré que le magasin “Octopus Electrical Service” vendait les mêmes mêmes produits de la marque Victron que ceux qui équipent mon système solaire.

Je leur explique mon double problème : mes batteries ne rechargent pas quand je roule, ni quand je me connecte au 220V.

Ils me confirment que le petit boîtier-relai, qui doit recharger mes batteries depuis l’alternateur du bus quand les batteries de démarrage sont pleines, n’a pas bien été monté : il manque la moitié du câblage... Et pour la connexion au 220V, c’est simplement qu’un petit panneau de contrôle à distance n’est pas compatible avec mon inverter-charger Multiplus. Voilà, rien que ça... Merci Kamworks !

Bon, l’endroit est à l’ombre, on a vu sur des beaux bateaux en maintenance, qui eux doivent certainement avoir plus d’emmerdes que moi, la boutique et climatisée et elle vend en plus du PQ spécial pour WC électriques. Cela dit, à 3.75 $ le rouleau, va falloir optimiser chaque feuille... C’est pas faute d’avoir essayé la petite douchette à chiottes asiatique pourtant. Mais comment dire... c’est certainement plus facile pour une fille qui pèse 50 kg. Voilà, j’essaierai de faire une petit dessin plus tard.

Bon, le gars semble compétent et travaille proprement, tout marche, c’est super !

A nous les belles plages de Phuket !

26 février 2015

26 février 2015

THAILANDE 01

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THAILANDE

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Phuket, sa mer, ses plages. Mais fini les transats, les parasols et les petits vendeurs de plage. C’est un peu regrettable pour les transats et les parasols qui me donnaient toujours l’impression d’être plus riche qu’à Palavas-les-flots...

Premier bivouac (j’aime bien ce mot, ça me fait toujours penser à l’aventure) sur la plage de Surin, pas trop loin de chez Su. On trouve une place idéale sur le grand parking. “Idéale” surtout dans le sens : on a une place. On y restera 2 nuits.


On voyant les enfants finir leur nuit à la plage, sur les matelas gonflable, je me demande si leurs lits sont vraiment confortables...

Le petit matin est vraiment la meilleure heure pour aller à la plage : il fait frais, on est seuls, la mer est calme, et il n’y a pas de p’tits cons musclés et bronzés qui n’ont pas honte d’exhiber leurs tablettes de chocolat devant tout le monde. Moi au moins, j’ai du savoir vivre.

Et le petit Lulu qui fini sa nuit sur le sable... Pauvre petit bonhomme, je sais qu’il meurt d’envie de se baigner.

01 mars 2015

28 février 2015

Le même petit déj’ vu sous un autre angle...

L’avantage d’avoir un camping-car tient dans cette photo : un petit déj’ “bacon-oeufs au plat-toast-café” directement sur la plage, dans nos belles assiettes vertes fluo en plastiques biodégradable faite avec des plantes en Corée, achetées dans un centre commercial japonais au Cambodge. C’est ça aussi, le tour du monde.

Comme quoi je suis plutôt beau gosse quand je rentre le bide, bonde le torse et sort les épaules. Faudrait que j’y pense pour les autres photos.

01 mars 2015

01 mars 2015

01 mars 2015

01 mars 2015

01 mars 2015

C’est pas le tout de faire le beau sur la plage, je dois m’occuper aussi de mon petit bus...

Je passe dans un garage pour nettoyer le dessous de caisse et le moteur. C’est plutôt une station de lavage pour voiture, donc je dois faire monter le bus sur deux socles en béton. Ça monte sec, le bus est bien penché. C’est l’occasion de tester mon frein à main qui semble bien tenir le coup. Je passe la première vitesse au cas où. Vu la forte inclinaison, l’eau propre fuit par le bouchon du réservoir. Je préfère carrément l’ouvrir... Ça promet pour la Cordillère des Andes ! Mais à part ça, tout semble tenir le coup.

Le lavage se fait au jet d’eau haute pression, même sur le moteur, ce qui me fait un peu peur.

Bon, malgré la propreté de cette station de lavage, plutôt déçu par le résultat : le dessous de caisse est un poil plus propre, mais y’a pas photo, un bon coup de brosse est parfois plus efficace qu’un jet d’eau. Pour 10$, ça passe encore.

Mais ça passe un peu moins pour le moteur : $40 pour un peu de produit pschit pschit sur le moteur, puis jet pression froid (même pas vapeur), un petit coup de soufflette pour enlever l’eau, puis voilà...

Un peu vexé, je repasserai un coup sur le moteur le lendemain avec du scotch brite, de l’huile de coude, un produit “nettoyant moteur” à $6 et un tuyau d’arrosage.

Mais y’a pas à dire, un moteur ça reste un moteur, c’est fait pour tourner pas pour briller...

08 mars 2015